Le coût de revient d’un œuf correspond à tout ce qu’il a fallu dépenser pour le produire, divisé par le nombre d’œufs obtenus. C’est le seul chiffre qui permet de savoir si l’on gagne réellement de l’argent.
Le premier poste est l’aliment. Une pondeuse consomme environ cent vingt grammes par jour. Sur un cycle, cela représente près de quarante-quatre kilos par poule, soit le poste le plus lourd, souvent plus de la moitié du coût total. La valeur de l’aliment varie selon le pays et la période, c’est pourquoi ce calcul doit être refait régulièrement.
Il faut ensuite répartir le prix d’achat de la poulette sur l’ensemble des œufs qu’elle pondra, soit environ trois cents. S’ajoutent les frais de santé, de litière, d’eau, d’énergie et d’alvéoles. Refaire ce calcul chaque trimestre permet de suivre l’effet de l’inflation et d’ajuster ses prix à temps.
Il ne faut pas oublier la valeur de revente de la poule en fin de cycle. Elle vient diminuer le coût total, puisqu’une partie de la dépense initiale est récupérée au moment de la réforme.
Une fois ce calcul fait, comparez le coût d’un plateau avec votre prix de vente. La différence est votre marge réelle. Si elle est trop faible, c’est ce chiffre qui vous dira quel poste corriger. ——— CE QUE CET ARTICLE NE DIT PAS Il explique le principe. Il ne te donne pas le calendrier, les fiches à remplir ni les corrections à appliquer quand ça dérape. Tout cela est dans « Conduire son élevage de pondeuses », 32 pages de la livraison à la réforme, avec les fiches de suivi à imprimer et l’arbre de diagnostic de la chute de ponte.
Et avant la conduite, il y a le projet : « Démarrer 100 poules pondeuses avec 600 000 FCFA », le business plan complet : le budget poste par poste, le simulateur Excel pour refaire le calcul avec tes prix, et la trajectoire sur cinq ans.