Jean-Marc Kouassi
13 Feb
13Feb

Face aux difficultés d’accès au crédit des PME, plusieurs pays africains ont mis en place des fonds de garantie publics. L’objectif est simple : réduire le risque supporté par les banques en couvrant une partie du crédit accordé aux PME. Selon la Banque africaine de développement, ces mécanismes sont essentiels pour stimuler le financement des petites entreprises.


En théorie, le mécanisme est vertueux : l’État ou une institution régionale partage le risque, la banque est incitée à prêter davantage, et la PME accède plus facilement au financement. Cependant, dans la pratique, l’impact reste souvent en deçà des attentes.


Le principal obstacle est l’accès effectif au dispositif. Les PME doivent déjà répondre à des critères formels pour bénéficier de la garantie. Autrement dit, le fonds ne compense pas un manque de structuration initiale.
Deuxième limite : la lourdeur administrative. Les procédures peuvent être longues et complexes, ce qui réduit l’attractivité du mécanisme pour les entrepreneurs pressés.
Malgré ces limites, les fonds de garantie restent un levier stratégique majeur. Bien compris et bien utilisé, ils peuvent réduire considérablement la barrière du risque perçu par les banques.

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