L’exigence de garanties est l’un des principaux points de friction entre PME et banques. Beaucoup d’entrepreneurs considèrent cette pratique comme excessive. Pourtant, elle repose sur une logique prudentielle. Les banques africaines opèrent dans des environnements où les systèmes d’information sur le crédit sont parfois incomplets et où le recouvrement judiciaire peut être long.
Selon la Banque mondiale (Doing Business – indicateur “Getting Credit”), les pays disposant de registres de sûretés mobilières performants favorisent un meilleur accès au crédit. Là où ces systèmes sont faibles, les banques compensent par des exigences accrues de garanties.
Prenons un cas typique : une PME burkinabè demande un crédit de 80 millions FCFA pour financer une flotte logistique. Si elle ne peut offrir qu’un véhicule ancien comme garantie, la banque exigera probablement une hypothèque immobilière ou une caution solidaire.
Les garanties ne remplacent pas la viabilité économique, mais elles réduisent la perte potentielle en cas de défaut. Dans les pays où les fonds de garantie publics sont actifs, le risque peut être partiellement mutualisé.
Pour une PME, la stratégie consiste à renforcer ses fonds propres et documenter ses actifs afin de réduire la dépendance aux garanties personnelles.