Les entrepreneurs évoquent souvent les taux d’intérêt élevés comme principal obstacle au crédit. Il est vrai que le coût du financement en Afrique subsaharienne reste supérieur à celui observé dans les économies avancées. Selon la Banque mondiale, les taux d’intérêt nominaux peuvent dépasser 10 % dans plusieurs pays africains.
Cependant, le taux affiché ne raconte pas toute l’histoire. Le coût réel dépend de la structure du crédit, de la durée, des garanties et du profil de risque. Une PME bien structurée peut négocier des conditions plus favorables qu’une entreprise opaque.
Le véritable frein n’est pas toujours le taux, mais le risque perçu. Plus une entreprise est jugée risquée, plus le coût du crédit augmente.
La réduction durable des taux passe par l’amélioration de la transparence financière et de la gouvernance des PME.
Le taux d’intérêt est un symptôme du risque. Réduire le risque perçu est la clé stratégique.