La transformation digitale n’est plus une option stratégique ; elle devient une condition de survie. Selon la GSMA (State of the Industry Report on Mobile Money 2023), l’Afrique subsaharienne demeure le leader mondial du mobile money, avec plus de 760 millions de comptes enregistrés. Cette réalité crée un environnement où la traçabilité des flux financiers peut être renforcée à grande échelle.
Pour une PME, la digitalisation ne signifie pas nécessairement investir dans des solutions complexes d’intelligence artificielle. Elle commence par la formalisation numérique des opérations : facturation électronique, gestion comptable informatisée, centralisation des paiements via compte bancaire unique.
Prenons un cas concret. Une PME togolaise de distribution digitalise ses factures et centralise ses encaissements via un logiciel de gestion connecté à son compte bancaire. En deux ans, elle génère un historique clair de ses flux. Lorsqu’elle sollicite un crédit, la banque peut analyser précisément la stabilité de son chiffre d’affaires et la saisonnalité. La perception du risque diminue.
L’intelligence artificielle peut ensuite intervenir pour optimiser les stocks ou prévoir la demande. Mais le premier levier reste la donnée. Une entreprise qui produit des données fiables devient lisible.
La digitalisation améliore productivité, crédibilité et gouvernance. Elle réduit l’asymétrie d’information entre PME et financeurs. À moyen terme, elle influence directement la bancabilité.