Le capital-investissement (private equity) se développe progressivement en Afrique. Selon l’African Private Equity and Venture Capital Association (AVCA), plusieurs milliards de dollars sont investis chaque année dans des entreprises africaines, principalement dans les secteurs énergie, finance, télécommunications et agro-industrie.
Contrairement au crédit bancaire, le capital-investissement n’exige pas de remboursement fixe. En contrepartie, l’investisseur entre au capital. Cela signifie partage du pouvoir décisionnel et dilution de l’actionnariat. Pour une PME familiale, cette transition peut être culturellement délicate.
Prenons un exemple. Une entreprise de transformation agroalimentaire en Côte d’Ivoire valorisée à 2 milliards FCFA lève 500 millions FCFA en cédant 20 % de son capital. L’investisseur exige un reporting mensuel, un siège au conseil d’administration et un plan de croissance sur cinq ans. Le financement est conséquent, mais la gouvernance change radicalement.
Le capital-investissement est adapté aux entreprises ayant un fort potentiel de croissance et une ambition d’expansion régionale. Il n’est pas pertinent pour une entreprise cherchant simplement à financer son fonds de roulement.
La question clé n’est pas “Ai-je besoin d’argent ?” mais “Suis-je prêt à partager le contrôle stratégique ?”