Bachir DIOP
24 Oct
24Oct

Quand la ponte de Moussa est tombée à cinquante-cinq pour cent, il a paniqué. En une journée, il a changé d’aliment, ajouté des vitamines, installé une ampoule supplémentaire et acheté un ventilateur. Tout en même temps.


Une semaine plus tard, la ponte était remontée. Il était content. Mais quand je lui ai demandé ce qui avait réglé le problème, il n’en avait aucune idée. Il avait dépensé beaucoup d’argent pour quatre solutions dont trois étaient peut-être inutiles. 

Il voulait régler le problème le plus vite possible, sans prendre le temps de comprendre.
Et le jour où le problème reviendra, il devra encore tout acheter, faute de savoir quelle était la vraie cause. Il n’a rien appris de cette crise, à part qu’elle coûte cher. Cette méthode évite aussi de dépenser de l’argent pour des solutions inutiles, ce qui protège la trésorerie de l’élevage.


La bonne méthode est celle du médecin : observer, poser une hypothèse, changer une seule chose, attendre trois ou quatre jours, puis mesurer. Si ça ne marche pas, on essaie la cause suivante.
C’est plus lent, c’est vrai. Mais à la fin, vous savez exactement ce qui fonctionne dans votre élevage. Et ce savoir-là, personne ne peut vous le vendre.

Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.