Il y a quelques mois, le quartier d’Awa a connu trois jours de coupures d’électricité. Trois soirs sans éclairage dans son poulailler. Elle ne s’en est pas inquiétée : les poules dormaient, voilà tout.
Une semaine plus tard, sa ponte avait chuté de près de quinze points. Elle m’a appelé sans comprendre. Les poules étaient en bonne santé, l’aliment n’avait pas changé, il ne faisait pas plus chaud. Même des poules en parfaite santé réagissent à un changement brutal de leur environnement lumineux.
Je lui ai rappelé la règle des quatorze heures de lumière. Ces trois soirs d’obscurité avaient suffi à perturber ses poules. Et une ponte qui chute ne remonte pas en une nuit : il faut souvent plusieurs semaines. Ce petit investissement protège une production qui, elle, rapporte chaque jour de l’argent à l’éleveur.
Le vrai problème n’était pas la coupure, mais l’absence de solution de secours. Un petit kit solaire, quelques dizaines de milliers de francs, aurait évité une perte bien supérieure.
En entreprise, on ne se demande pas si un incident arrivera, mais quand. Pour chaque élément vital de votre activité, posez-vous la question : que se passe-t-il s’il s’arrête demain ?
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Et la conduite de l’élevage, étape par étape : « Conduire son élevage de pondeuses », 32 pages de la livraison à la réforme, avec les fiches de suivi à imprimer et l’arbre de diagnostic de la chute de ponte.