Avec la sélection de huit startups finalistes pour la première édition de son Accelerator Program, Afreximbank envoie un signal fort : l’innovation africaine devient un levier central de la ZLECAf. Sur plus de 1 600 candidatures venues du continent et de la diaspora, la banque a retenu des projets capables d’agir concrètement sur les frictions du commerce intra-africain, dans des secteurs clés comme l’agriculture, la fintech, la logistique, l’e-commerce et la fabrication.
Le format est révélateur d’un changement d’approche. Trois mois d’accompagnement intensif, des résultats attendus rapidement, et une logique d’exécution plutôt que de subvention longue et bureaucratique. En ciblant les startups — traditionnellement exclues des circuits bancaires classiques — Afreximbank parie sur la capacité de jeunes entreprises à produire des solutions opérationnelles là où les politiques publiques avancent lentement. L’ancrage du programme dans plusieurs hubs africains (Abuja, Nairobi, Le Caire) renforce sa dimension panafricaine et son alignement avec les réalités régionales.
L’enjeu dépasse l’accélération de huit projets. Avec une enveloppe pouvant atteindre 250 000 USD par startup via le FEDA, Afreximbank teste un modèle reproductible : identifier, structurer et financer des champions capables de fluidifier les échanges africains. Si ces startups réussissent à passer à l’échelle, elles pourraient devenir les infrastructures invisibles de la ZLECAf, prouvant que l’intégration économique du continent passera autant par l’innovation privée que par les accords commerciaux.