Il ne monte jamais d’un coup. Il monte de 200 francs, puis de 300, puis encore de 500. Chaque fois tu te dis que ce n’est pas grand-chose. Au bout d’un an, ton sac a pris 3 000 F et ta marge a disparu sans que tu voies passer le moment où c’est arrivé.
Ce carnet te le montre. Une ligne par mois : le sac d’aliment, la poulette, le plateau d’œufs au producteur, le plateau au détail. Douze lignes dans l’année, deux minutes à chaque fois. La courbe se trace toute seule.
Et c’est elle qui te dira quand relever ton prix de vente — avant que ta marge soit mangée, pas après.
La règle que je répète tout le temps : celui qui ne relève pas son prix de vente paie l’inflation à la place de son client.